Chine

Chine : le trafic d'organes tout-puissant

5 min

ENQUÊTE 1/2 – Selon les Nations Unies, le trafic d’organes représente 1% de toutes les formes de trafic d’êtres humains. Depuis les années 2000, la Chine est régulièrement au centre d'accusations de prélèvements forcés, mais les réactions internationales restent limitées. Enquête.

Opération chirurgicale en Chine (image d'illustration)
Opération chirurgicale en Chine (image d'illustration)CFOTO/Sipa USA/SIPA

« Foie à 22.000 $, cœur à 32.000 $ et rein à 25.000 $ (...) livrés partout dans le monde accompagnés d’un de nos agents », lit-on après plusieurs jours de recherches sur la messagerie instantanée Telegram, depuis la France. La proposition est sans équivoque : via un intermédiaire, il serait possible d’obtenir un organe en quelques jours. Nous prenons contact. Très vite, un supposé revendeur nous demande le groupe sanguin et informe des modalités de paiement : « 50% avant, 50% après la transplantation », en crypto-monnaie. Il revendique « les meilleurs experts internationaux (Inde, États-Unis, Australie, Chine, EAU et UE) avec pour objectif commun d'aider le monde. »

Plus haut dans la conversation écrite en caractères spéciaux, des photos de chirurgiens, de patients et d’organes sont diffusées. L’interlocuteur affirme pouvoir conserver les organes jusqu’à un an « grâce à des machines (...), le cœur continuant à battre et à pomper le sang normalement dans l'attente d'une nouvelle greffe.». Une réalité peu probable. Mais combien de groupes existent comme celui-ci, découvert en recherchant « insuffisance rénale terminale » ou « cardiomyopathie » ? Quelle est l’ampleur du phénomène ? Selon les Nations Unies, le trafic d’organes représente 1% de toutes les formes de trafic d’êtres humains. L'OMS estime que 5 à 10 % des greffes réalisées dans le monde résultent d’un trafic d'organes, générant près de 1,4 milliard de dollars de profits illicites selon le Conseil de l'Europe.

Des crimes contre l’humanité en...

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