États-Unis

Jean-Éric Branaa : « Donald Trump empêche les autres candidats d’exister »

5 min

ANALYSE – Alors que les primaires républicaines ont débuté ce 15 janvier dans l’Iowa, Jean-Eric Branaa, politologue et essayiste spécialiste des État-Unis, revient sur les chances des différents candidats et sur le possible retour au pouvoir de Donald Trump.

Donald Trump
Donald TrumpThe Register-USA TODAY NETWORK/Sipa USA/SIPA

Factuel. Alors que s'ouvre ce 15 janvier la première primaire républicaine, pensez-vous les adversaires de Trump, Nikki Haley ou Ron DeSantis, capables de contester l'investiture à l'ancien président ?

Jean-Éric BRANAA. Non en aucune façon malgré le vent médiatique que l’on entend depuis plusieurs mois. Ron DeSantis a en effet fait une très bonne campagne qui a été suivie par une belle victoire pour le poste de gouverneur de Floride en 2022 à un moment où il y avait un reflux très fort de Donald Trump et de ses amis. On a alors imaginé qu’il allait être la relève de la droite américaine, un homme fort qui pourrait porter ses idées voire en amener de nouvelles. Il a prospéré autour de ça. Son erreur est d’être parti trop tard en pensant que la partie était gagnée face à Donald Trump en laissant le champ libre à l’ancien président qui a su s’en servir. Or, l’ancien président aime la bagarre et aller sur le terrain :  il l’a montré en reprenant le terrain laissé libre par DeSantis. 

Du côté de Nikki Halley, de nombreux médias ont évoqué le fait qu’il y aurait une montée très forte de sa candidature. C’est le cas certainement quand on regarde les sondages du New Hampshire et de la Caroline du sud, mais c’est une fausse impression. Le New Hampshire a un électorat plus urbain et sa candidature correspond mieux à cet électorat plus éduqué. Ensuite en Caroline du sud où Nikki Halley a été gouverneur, elle ne fait que 25 %, ce qui est une contre-performance dans son propre État. Dans le Nevada, on le voit, elle n'est en effet créditée de seulement 3 ou 4 %. Elle ne peut donc faire de l’ombre à Donald Trump.  Je vous rappelle qu’il y a trois ans lors...

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