Guerre Israël-Hamas

Médication forcée, sévices psychologiques, brûlures… Ce qu’ont vécu les otages israéliens

Jonathan Serero
5 min

TÉMOIGNAGES - À mesure que les langues des ex-otages se délient, les informations sur la condition de détention des otages israéliens par les geôliers du Hamas se font connaître.

libération des otages
Mia Schem, otage franco-israélienne de 21 ans, le jour de sa libération, avec une autre jeune femme, le 30 novembre, à Gaza.EyePress News/Shutterstock/SIPA

Mardi 5 décembre, commission parlementaire de la Santé, Knesset. Hagar Mizrahi, responsable de la division médicale au ministère, prend la parole. Elle explique, analyses sanguines à l’appui, que les otages libérés par le Hamas ont été forcés à avaler des pilules tranquillisantes pour paraître plus calmes le jour de leur libération. Le médicament incriminé par la médecin est le Clonazépam, plus connu sous le nom de Clonex. Il sert à prévenir les troubles anxieux, les convulsions, la bipolarité, l’agitation associée à la psychose ou les troubles obsessionnels compulsifs.

Lors de cette même réunion parlementaire, Shir Siegel témoigne des souffrances vécues par sa mère, Aviva, durant ses 51 jours passés dans les tunnels du Hamas dans la Bande de Gaza. « Ma mère est revenue de captivité avec des témoignages glaçants qui sont très difficiles à supporter pour moi, explique-t-elle. Il est difficile de l’entendre me raconter que mes parents ont été menottés. Qu’ils ont été torturés. Ils n’ont pas pu boire ni manger. Les otages là-bas subissent une nouvelle Shoah. Oui il y a une Shoah qui se déroule à trois heures de route de Jérusalem, et c’est insupportable ». Son père Keith se trouve, lui, toujours entre les mains de l’organisation terroriste palestinienne.

Yzar Lipshitz, le fils de Yocheved Lifschitz libérée par le Hamas, ne raconte pas autre chose. « Les terroristes leur ont fermé l’arrivée d’eau de leur cellule. Ils ne pouvaient plus boire quoi que ce soit. Et rien que de penser à ça cela nous rend fou. Nous devons tout faire pour libérer les autres. Nous aurions déjà dû tout faire pour libérer tout le monde car oui à trois heures de la capitale de l’État d’Israël, il y a une Shoah qui se produit. » Son père Oded est encore retenu en captivité sur le territoire côtier...

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