Éducation

Pédophilie à l’école française de Barcelone : le suspect incarcéré

Francis Mateo
2 min

L'animateur de l'école maternelle du Lycée français de Barcelone est accusé de 4 agressions sexuelles sur des enfants de moins de 5 ans. La décision d'incarcération préventive se base sur la « crédibilité » des témoignages.

Barcelone
Cour de l'école maternelle du Lycée français de Barcelone.Lycée français de Barcelone.

En Espagne,

Le tribunal de justice de Catalogne a ordonné jeudi 1er juin l'incarcération du principal suspect dans l'affaire de pédophilie de l'école Munner de Barcelone. Cette décision, prise par le juge Joaquín Aguirre, s'appuie sur le risque de récidive de la part du prévenu. Cet homme de 31 ans, jusqu'à présent toujours en liberté, a interdiction d'approcher de l'école où il travaillait comme surveillant de cantine. Le magistrat reconnaît aussi explicitement la « crédibilité des déclarations des enfants qui figurent dans le rapport de police et les enregistrements audio fournis par les parents » recueillant les témoignages des mineurs. Ces enfants décrivent des agressions sexuelles d'une extrême gravité (attouchements et pénétrations) commises « par un monsieur » dans les toilettes de l'école maternelle à l'heure de la cantine.

À ce jour, 4 plaintes ont été déposées dans cette affaire pour dénoncer des abus sexuels sur des enfants de moins de 5 ans, et 2 mineurs ont déjà été officiellement auditionnés par les autorités judiciaires. Les déclarations des 2 autres victimes potentielles seront recueillies dans les prochaines semaines. Toutes les dépositions des mineurs enregistrées par les familles ou auprès de la police concordent, alors qu'il s'agit d'élèves de différentes classes de maternelle. L'audience du 1er juin a également permis d’apprendre que les enfants ont unanimement identifié l'animateur inculpé - en faisant notamment référence à un détail physique caractéristique du suspect. Les témoignages coïncident aussi sur les créneaux horaires et les lieux où auraient été commis ces actes.Toutes ces concordances conduisent donc le magistrat à rejeter d'éventuelles affabulations ou une quelconque construction du récit. L’examen psychiatrique du suspect révèle par ailleurs une « altération de la sexualité qui lui donne envie d'avoir des contacts sexuels avec des enfants », précise une source judiciaire.

La gravité des accusations a également favorisé la décision d'incarcération du suspect. Ce dernier...

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