Santé

Premiers malades du Covid : un dénouement diplomatique

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INFO FACTUEL - Rendu avec retard, le rapport de la direction du renseignement américain n'a pas livré l'identité des chercheurs de Wuhan malades à l'automne 2019. Une communication plutôt diplomatique assortie d'un démenti chinois publié simultanément par la revue Science.

wuhan institute of virology
Des policiers devant l'Institut de virologie de Wuhan.Koki Kataoka/AP/SIPA

Le 21 juin dernier, le New York Times titre que « les agences de renseignement américaines pourraient ne jamais trouver les origines de Covid ». Si les sources du quotidien, encore officielles et anonymes, ne nient pas que les chercheurs malades étaient ceux dont l'identité a été confirmée la veille par le Wall Street Journal, il est cette fois considéré que l'état de santé des employés de l'Institut de Virologie de Wuhan (WIV) peu avant l'émergence de la pandémie ne dit rien de décisif sur l'origine de cette dernière. Circulez, il n'y aurait finalement pas grand-chose à voir, alors que le Secrétaire d'État Anthony Blinken vient de se rendre à Pékin le 18 juin pour une visite visant à améliorer les relations entre les États-Unis et la Chine, le jour où expirait le délai fixé par le Congrès américain pour la divulgation d'informations classifiées relatives au WIV. Le rapport de la direction du renseignement sera rendu avec 5 jours de retard en confirmant les prévisions du New York Times, mais sans répondre à la demande du Congrès puisque ni le nom, ni les symptômes des scientifiques n'y sont divulgués. Il est seulement mentionné que « plusieurs chercheurs du WIV sont tombés malades à la fin de l'année 2019 » et que « certains de leurs symptômes étaient compatibles avec le Covid-19 mais non diagnostiqués ».

« Évidemment que l'on ne pouvait pas faire un diagnostic de Covid en novembre 2019, la maladie étant alors inconnue, pointe Renaud Piarroux. Si l'on a eu des pneumonies atypiques ou des pertes de goût, ce serait néanmoins intéressant de le savoir. Mais le rapport ne donne aucun élément pour se faire une opinion. » En une petite dizaine de pages, il rappelle d'abord que les agences de renseignements sont divisées, l'hypothèse de l'origine naturelle ayant davantage de partisans...

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