Société

Les victimes de Louis Ribes accusent la mairie de Givors de propos « gravissimes »

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Le 1er avril 2023, Mohamed Boudjellaba et une adjointe ont reçu des représentants de victimes du père Ribes. Factuel révèle la teneur de ces échanges, au cours desquels l'élu n'a pas acté le fait de retirer les vitraux du prêtre pédocriminel.

La chapelle désacralisée de Saint-Martin-de-Cornas
La chapelle désacralisée de Saint-Martin-de-Cornas, à Givors (69), abrite des vitraux du prêtre pédocriminel Louis Ribes, mort en 1994.Wiki Commons

Les « œuvres » du père Louis Ribes, un prêtre accusé d’actes pédocriminels envers une cinquantaine de victimes recensées, agitent le débat public. Le cas de deux vitraux encore exposés dans une chapelle désacralisée de Givors (Rhône) pose particulièrement question. Si d'autres communes ont entendu les victimes et leurs familles et ont accepté de les retirer, ce n'est pas le cas de la ville dirigée par Mohamed Boudjellaba (DVG), qui a reçu des représentants des associations de victimes le 1er avril 2023. Ces derniers l'accusent d'avoir tenu à cette occasion des propos « gravissimes », dont Factuel vous révèle la teneur.

Luc Gemet, l’une des victimes du prêtre Louis Ribes, ses filles mais également Arnaud Gallais, co-président de l’association « Be Brave France», qui lutte contre la pédocriminalité, accusent la conseillère municipale chargée du Patrimoine, Solange Fornengo, d'avoir déclaré, aux côtés du maire de Givors : « Ça va faire bondir, la question de l'art, la question de l'œuvre, la question du patrimoine, sa place dans la société, l'articulation (…) En somme, les enfants étaient sa (le père Ribes, NLDR) source d'inspiration. C'était son alibi, si je peux dire comme ça. Comme l’absinthe pour Baudelaire et d'autres ». Les victimes avaient, dans un premier temps, attribué ces propos au maire de Givors, avant de se corriger. Ils assurent par ailleurs que Mohamed Boudjellaba n'a pas démenti son adjointe à ce moment de l'échange.

« Un parallèle abject et odieux ! »

La rencontre, qui a duré 1h30, a fait sortir de leurs gonds les victimes venues échanger avec le maire. « J’ai un peu levé le ton après avoir entendu une chose pareille : j’étais en état de sidération absolu. Mais il m’a demandé de ne pas lever le ton devant un élu de la République », s’insurge auprès de Factuel Arnaud Gallais, abasourdi que l'élu l’ait par la suite bloqué de...

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