Affaire Dupont de Ligonnès

Livre polémique de la soeur de Xavier Dupont de Ligonnès : le vrai du faux

Dans un livre « enquête », Christine Dupont de Ligonnès tente de démonter la version officielle accablant son frère, Xavier Dupont de Ligonnès, le principal suspect dans le quintuple meurtre de sa famille à Nantes, en avril 2011. Mais ses hypothèses ne résistent pas à un examen attentif des faits.

Xavier Dupont De Ligonnès
Xavier Dupont De Ligonnès© Coll.privee De Ligonnes/FSMADJA/FDEMANGE/

« J’en avais assez qu’on traite mon frère ­d’assassin, de pervers narcissique, d’escroc manipulateur », confesse Christine Dupont de Ligonnès* dans un entretien donné à Paris Match. La soeur cadette de Xavier Dupont de Ligonnès, principal suspect dans le quintuple meurtre de sa famille à Nantes, vient de faire paraître un livre « enquête », Xavier, mon frère présumé innocent (Harper Collins). Écrit en collaboration avec son mari, Bertram de Verdun, le récit se veut une « contre-enquête » de l’affaire Dupont de Ligonnès dans laquelle le père de famille, Xavier, apparaît toujours comme le principal suspect. Et pour cause : le 21 avril 2011, cinq corps sont retrouvés sous la terrasse du domicile familial, au 55 boulevard Robert Schuman à Nantes : ceux d’Agnès, 48 ans, Arthur, 20 ans, Thomas, 18 ans, Anne, 16 ans et Benoît, 13 ans. Xavier Dupont de Ligonnès, lui, s’est évaporé.

Dans une lettre manuscrite datée du 8 avril et adressée à plusieurs de ses proches – dont ses deux soeurs, sa mère ainsi que ses deux meilleurs amis, Michel Rétif et Emmanuel Teneur –, Xavier Dupont de Ligonnès prétexte un départ en catastrophe de la famille aux États-Unis, dans le cadre d’un obscur programme de protection des témoins organisé par l’agence fédérale américaine dans la lutte contre les stupéfiants : « Coucou tout le monde ! Méga-surprise : nous sommes partis en urgence aux USA, dans des conditions très particulières que nous vous expliquons ci-dessous. Vous recevez ce courrier par la voie postale classique car nous n'avons plus la possibilité de communiquer autrement (ni mails, ni SMS, ni téléphone) et ce pendant quelques années, pour des raisons de sécurité. Au moment où vous lisez cette lettre nous ne sommes plus en France et ne pourrons y revenir pendant un temps encore indéterminé (quelques années) ». Pour Christine de Ligonnès...

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