Samuel Paty

Mickaëlle Paty saisit l'État d’un recours en responsabilité dans l’attentat contre son frère Samuel Paty

La soeur de Samuel Paty, assassiné le 16 octobre 2020 par un islamiste tchétchène, accuse l’État d’avoir failli à sa mission de protection de l’un de ses agents. En dépit des menaces qui pesaient sur lui, aucune protection n’avait été accordée au professeur d’histoire-géographie.

Samuel Paty
Samuel PatyJEANNE ACCORSINI/SIPA

Mickaëlle Paty, la soeur cadette de Samuel Paty, a déposé ce vendredi 15 mars un recours en responsabilité de l’État dans l’attentat islamiste contre son frère, survenu le 16 octobre 2020. « Dans un monde normal, cet attentat ne serait pas survenu », affirme Mickaëlle Paty auprès de Factuel.

La sœur du professeur d’histoire-géographie, assassiné à quelques mètres de son collège de Conflans-Sainte-Honorine (Yvelines), estime que l’administration n’a rien mis en œuvre pour assurer la protection de son frère, pourtant menacé à plusieurs reprises sur les réseaux sociaux dans les jours ayant précédé le passage à l’acte du terroriste Abdoullakh Anzorov.

Pour mémoire, le patronyme de Samuel Paty avait été diffusé sur Facebook et WhatsApp dès le mercredi 7 octobre 2020 par Brahim Chnina, un père de famille du collège du Bois d’Aulne à l’origine de la calomnie contre l’enseignant. « La vérité de cette affaire c’est que Samuel Paty a été décapité à cause de la conjonction mortelle entre la volonté du terroriste de commettre un crime barbare au nom de l’islam et les défaillances de toute la chaîne de responsabilité de l’État au sein du ministère de l’Intérieur et de l’Éducation nationale », résume Carine Chaix, l’avocate de Mickaëlle Paty. « Du 8 au 16 octobre 2020, l’administration a été le témoin impuissant car inactif d’un lent engrenage fatal, nourri de menaces de mort contre Samuel Paty et d’appels à venger le prophète relayés sur les réseaux sociaux. Cet enchaînement fatal a en effet été rendu possible par une multitude de fautes de l’administration : ni la principale du collège, ni le rectorat n’ont opposé de démenti public au mensonge qui a mis le feu aux poudres de l’élève Z. Chnina (qui a fait croire que Samuel Paty avait discriminé les musulmans et l’avait forcé à sortir du cours...

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