Immigration

La France, l'eldorado des immigrés ?

7 min

La France dispose de conditions d’accueil, d’hébergement et de prise en charge des demandeurs d’asile nettement plus favorables que ses voisins européens. En matière de naturalisation et d’expulsion, l'Hexagone fait également figure d’exception. État des lieux. 

Campement de migrants
Campement de migrants installé sous le métro aérien à La Chapelle.JEANNE ACCORSINI/SIPA

La France est-elle l’un des pays les plus « répressifs » en matière d’accueil des migrants sur son sol ? C’était du moins l’avis d’une partie de l’opposition de gauche et d’extrême-gauche lors des débats parlementaires sur le projet de loi immigration, finalement voté par le Parlement fin décembre. Certaines associations de défense des migrants s’étaient même émues d’un texte « xénophobe », « le plus régressif depuis au moins 40 ans » en France, avant sa censure partielle par le Conseil constitutionnel, le 25 janvier dernier.

Pourtant, en 2023, le nombre de demandes d’asile a atteint un nouveau record avec 142.500 demandeurs, le plus haut jamais enregistré par l’OFPRA, en augmentation de 8,6% par rapport à 2022. Et jamais la France n’a accordé autant de titres de séjours qu’en 2023 : pas moins de 320.000 titres ont ainsi été accordés l’an passé sur tout le territoire français, en hausse de 4,4 % par rapport à 2022 et de 17 % par rapport à 2019.

Si l’on y regarde de plus près, les conditions d’accueil des demandeurs d’asile sont en réalité nettement plus favorables en France que dans la plupart des pays de l’Union européenne. Ainsi, en France, un demandeur d’asile hébergé reçoit une allocation temporaire d’asile (ADA), dont le montant journalier s’élève à 14,20 €, soit 426 € par mois. En Allemagne, cette allocation ne dépasse pas les 135 € mensuels. En Espagne, 50 € au maximum, et uniquement durant les six premiers mois d’instruction de la demande. En Italie, une personne non hébergée par l’État ne reçoit pas un centime. « Les conditions d’accueil sont très héréroctiles dans les pays de l’Union européenne. En Suède, par exemple, cette aide n’est fournie qu’en situation d’urgence, une fois que l’État s’est assuré que le demandeur d’asile n’est pas en mesure de subvenir...

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