Immigration

La répartition des migrants en milieu rural existe déjà et pourrait même être renforcée pour les JO

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L’idée d’une répartition des migrants dans les zones rurales ne fait plus grand bruit, et pour cause : la mesure ne figure pas dans le texte immigration voté par le Parlement en décembre dernier. Pourtant, le dispositif est déjà mis en place depuis plusieurs années, et devrait même se renforcer à la faveur des Jeux olympiques.

Camp migrants
Un camp sauvage de migrants porte de La Chapelle, à Paris, décembre 2022.JEANNE ACCORSINI/SIPA

Le 29 septembre 2022, dans une allocution devant les préfets, Emmanuel Macron annonce en grande pompe un ambitieux projet de loi asile-immigration, prévu pour début 2023. Une proposition fait alors polémique : le chef de l’Etat suggère de loger les migrants dans les zones rurales désertées. L’objectif ? « Redynamiser les espaces ruraux, qui eux sont en train de perdre de la population », explique-t-il à l’époque. Dans ces régions, estime alors le président de la République, « les conditions de leur accueil seront bien meilleures que si nous les mettons dans des zones qui sont déjà densément peuplées, avec une concentration de problèmes économiques et sociaux massifs ».

Mais si de fait la mesure ne figure finalement pas dans le texte définitif voté par le Parlement le 19 décembre dernier, le dispositif est déjà bel et bien mis en place un peu partout sur le territoire métropolitain. Depuis 2021, ​​le schéma national d’accueil des demandeurs d’asile et d’intégration des réfugiés (SNADAR, aussi appelé « plan Schiappa »), prévoit la répartition des réfugiés sur l’ensemble du territoire national, en particulier en milieu rural.

L’idée est de « désengorger » l’agglomération parisienne, qui concentre l’essentiel des demandes d’asile : aujourd’hui encore, 40% des immigrés vivent en région parisienne. « En Île-de-France se polarise environ 45% de la demande d’asile et pourtant il n’y a que 19% du parc d’hébergement qui est disponible, et donc des campements s’organisent régulièrement », détaille à l’époque Marlène Schiappa, alors ministre déléguée à la Citoyenneté. « Il y a une nécessité d’une répartition géographique des demandeurs d’asile plus homogène sur le territoire, notamment dans des territoires qui perdent en population et qui sont extrêmement demandeurs d’avoir des jeunes et des familles qui viennent s’installer », avance auprès de Factuel la députée (MoDem) de l’Isère Élodie Jacquier-Laforge, vice-présidente de l’Assemblée nationale et...

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