Politique

Les méthodes controversées de Caroline De Haas : des questions de sécurité et de déontologie

6 min

ENQUÊTE 2/3 – Le cabinet Egaé, qui intervient auprès des entreprises et institutions sur les questions d’égalité entre les femmes et les hommes, a déjà dû faire face à plusieurs revers et critiques.

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Irina Kalashnikova/SIPA

Le cabinet Egaé fondé en 2013 par de Caroline De Haas est intervenu auprès de plusieurs entreprises et institutions pour réaliser des missions de conseil, formation et audit sur les violences sexistes et sexuelles. Ses méthodes de travail ont déjà été remises en cause par des personnes ayant eu affaire avec lui. Le Point révélait par exemple en 2021 les méthodes auxquelles la militante féministe et son cabinet ont eu recours au Conservatoire de Paris, finalement contraint de payer des indemnités à un enseignant mis en cause.

Plusieurs témoins avaient notamment remis en cause la manière dont avaient été menés leurs entretiens, destinés à obtenir des témoignages contre cet enseignant. Certains accusaient Caroline De Haas d’avoir fait pression sur eux puis tronqué ou changé des parties essentielles de leurs déclarations. Interrogée par Factuel, Caroline De Haas estime que Le Point a publié « plusieurs articles à charge contre le cabinet Egaé sur un homme depuis condamné par la justice pour agression sexuelle sur mineur ». Et de préciser : « Ces articles ont d'ailleurs, à l'époque, donné lieu à un droit de réponse dans le journal ».

Un rôle minimisé dans l’affaire du licenciement à Télérama ?

Le cabinet Egaé a mené un travail au sein de la rédaction de Télérama qui a conduit au licenciement de François (prénom modifié, NDLR). Un licenciement jugé abusif par le conseil des prud’hommes en 2021, confirmé par une décision de la cour d’appel, le 28 novembre 2023. Télérama devra verser 90.000 euros à François et rembourser ses frais de Justice mais également payer à Pôle emploi une partie des allocations chômage versées à son ancien employé.

De son côté, l’avocate de Télérama aurait assuré toutefois que Caroline De Haas n’aurait été peu impliquée dans cette affaire. « Elle s’est seulement occupée du questionnaire initial », aurait-elle affirmé.

« La partie adverse était très assertive sur le fait que Caroline De Haas n’a pas du tout participé à l’enquête, et l’a réaffirmé de manière appuyée à l’audience devant les chambres sociales de la cour d’appel de Paris le 5 septembre 2023 », confirme...

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