États-Unis

Trump-Biden : une année cruciale pour la démocratie américaine et l’ordre mondial

6 min

THE CONVERSATION – À la fin de l’année, les Américains éliront leur « nouveau » président et l’ensemble de leurs députés. Jamais dans l’histoire électorale des États-Unis un scrutin n’aura paru à ce point décisif.

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Dans les publicités pro-Trump, l’ancien président est parfois représenté en train de mettre en prison ses adversaires politiques (photo prise à Miami en juin 2023 lors d’une comparution de Donald Trump devant un tribunal fédéral en Floride dans l’affaire des documents de la Maison Blanche qu’il aurait conservés après sa défaite. Ben Von Klemperer/Shutterstock

Cet article est republié à partir de The Conversation sous licence Creative Commons. Lire l’article original.


Par les enjeux internationaux qu’il soulève et la configuration atypique qu’il présente, ce rendez-vous pourrait marquer une mutation capitale pour la démocratie américaine elle-même.

Un Donald Trump radicalisé

Donald Trump occupe une position inédite : il a échoué à se faire réélire en 2020 mais se relance dans une nouvelle course alors même qu’il est visé par un nombre record de procédures judiciaires. Il vient, d’ailleurs, d’être déclaré inéligible dans le Colorado et dans le Maine pour s’être « livré à une rébellion » lors de l’invasion du Capitole le 6 janvier 2021.

Pour l’heure, son sort reste suspendu au recours déposé devant la Cour suprême, qui a refusé de le traiter en urgence. Une façon de rendre plus incertain encore le calendrier judiciaire de l’ancien président, et ce alors que la bataille pour l’investiture débute le 15 janvier par le caucus de l’Iowa.

« Si Trump n’était pas candidat, je ne suis pas sûr que je me présenterais » : les mots de Joe Biden sont clairs. Le président sortant se veut le garant de la démocratie américaine. Face à la « menace Trump », Biden se positionne en « président normal ». C’est son principal et pour ainsi dire véritable argument.

Sans Donald Trump, le Parti démocrate aurait bien plus de mal à fédérer son aile gauche. Face à son prédécesseur, Biden continue d’apparaître comme une alternative préférable. Mais en irait-il autant face à un Ron DeSantis, plus jeune, ou face à une Nikki Haley, femme, plutôt modérée dans le camp républicain et, en outre, issue d’une minorité ethnique ?

« Je ne serai pas un dictateur, sauf le premier jour » : les intentions affichées de Donald Trump font planer une menace grave sur les institutions américaines. De ce fait, le vote...

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