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RATP : cancers, suicides, pollution… Le procureur ouvre une enquête

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ENQUÊTE 3/3 - En 2021, l'association Respire a porté plainte contre la RATP après avoir diligenté plusieurs études sur la concentration en particules fines auxquelles sont exposés agents et usagers. La RATP a refusé de communiquer les résultats de son étude interne sur la mortalité des agents depuis les années 2000. Factuel s’est procuré ce document confidentiel.

 Cancers, suicides, pollution… Le procureur en charge du dossier RATP ouvre une enquête
Une rame de chantier pour l'entretien des infrastructures et voies du metroMario FOURMY/SIPA

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Le procureur de la République, en charge du dossier de plaintes déposées par l’association Respire contre la RATP en 2021, a ordonné fin mars l’ouverture d’une enquête, confiée aux enquêteurs spécialisés de l’Office Centrale de Lutte contre les Atteintes à l’Environnement et à la Santé Publique (OCLAESP). Une grande nouvelle pour l’association, mais aussi pour leur avocate, Maître Julia Cancelier, engagés depuis plus de deux ans dans ce processus judiciaire. Cette décision survient après que les assistants spécialisés, mandatés par le procureur, ont réalisé des études techniques qui, selon l’avocate, attestent du sérieux des faits dénoncés. « Cette brigade spécialisée est en charge de tous les dossiers de santé publique d’envergure. Ce sont des enquêteurs détachés de toute considération politique et qui ont des moyens que les autres brigades n’ont pas », précise Maître Cancelier.

En 2021, la RATP réfutait toutes les allégations, mais aussi les études réalisées par l’association Respire directement dans les métros parisiens. Elle assurait également accorder « une importance majeure à la qualité de l’air dans les transports souterrains », selon le constat de désaccord signé le 4 février 2021 par la Direction du Département, en réponse à une alarme sociale déposée par le syndicat SAT quelques jours auparavant, et que Factuel a pu consulter. En 2022, l’association Respire et l’un de ses membres, le chercheur au CNRS Jean-Louis Renard, publiaient les résultats d’une troisième étude, réalisée aux abords de dix-huit bouches d’aération des métros parisiens, sur une durée de huit mois. Selon elle, la pollution aux particules serait deux fois plus élevée que dans l’air extérieur urbain, avec des dépassements pouvant atteindre dix fois les...

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