Conflit israélo-palestinien

Une école publique contrainte d'accueillir un collectif controversé pro-palestinien

5 min

INFO FACTUEL - À l’école primaire Joséphine Baker, dans la ville de Pantin (93), un bras de fer se livre entre la mairie et l’Éducation Nationale autour d’une soirée pro-palestinienne, organisée ce 7 mars dans les locaux de l’école afin de collecter des dons pour l’UNRWA, association dont plusieurs employés sont accusés d’être en lien avec les massacres du 7 octobre.

École
École (image d'illustration) ISA HARSIN/SIPA

« Ce n’est pas une question de judaïté, mais une question de laïcité. Il n’est pas normal qu’une école primaire accueille, même hors du temps scolaire, une collecte de dons pour l’UNRWA dans ses locaux ! Douze employés de cette association ont participé au pogrom du 7 octobre et plusieurs pays ont déjà suspendu leurs aides ! Mais le maire ne veut rien entendre, nous ne savons plus quoi faire », s’alarme Patricia, grand-mère d’élèves scolarisés à l’école primaire Joséphine Baker. L’UNRWA, agence des Nations Unis pour les réfugiés palestiniens a en effet ouvert une enquête interne sur ses employés accusés d’avoir participé au massacre du 7 octobre perpétrés par le Hamas.

L’Éducation Nationale est indignée et se désolidarise de la décision du maire

L’école primaire Joséphine Baker a vu ces dernières semaines des tracts, faisant la promotion d’une soirée « Cessez-le-feu » en soutien au peuple palestinien, distribués aux abords de l'établissement.

Après avoir constaté qu’une soirée organisée le jeudi 7 mars se tiendrait dans les locaux, organisée par le collectif « Nous Sommes Pantin » afin de collecter notamment des dons pour l’association controversée UNRWA, le directeur a alerté l’inspectrice académique. « L’inspectrice nous a répondu avoir parfaitement compris notre indignation, le directeur et son équipe aussi sont très réactifs et soucieux de la situation. Mais aucun d’entre eux ne peut faire quoi que ce soit, c’est au maire ou au préfet de prendre la décision », déplore Patricia et d’autres parents d’élèves qui ont lancé une pétition en ligne. 

En effet, dans un mail rédigé par l’inspectrice d’académie que nous avons pu consulter, cette dernière précise qu’elle « comprend absolument » cette indignation et précise que « l'Éducation nationale n'est en aucun cas porteuse de l'organisation de la réunion politique mentionnée sur le tract apparemment distribué aux élèves aux abords ou sur...

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